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samedi 2 janvier 2016

Brise-glace Murmansk (projet 21900M)

Le deuxième brise-glace de la classe Vladivostok - projet 21900M - porte le nom de Murmansk (IMO 9658666) et a été livré il y a quelques jours à son commanditaire Rosmorport. Rappelons que les navires de cette classe sont principalement destinés à être utilisé en mer Baltique.

Cliché DR


lundi 30 décembre 2013

Nouveaux brise-glaces européens

Les preuves de l'intérêt que le gouvernement russe porte à la Baltique et à la route maritime du Passage du Nord-est et à son développement sont nombreuses (développement de la flotte militaire, déploiement de nombreux éléments de l'armée de l'air dans la région, réaction forte de Vladimir Poutine à la suggestion d'un scientifique russe de décréter l'Arctique comme zone internationale...). Le nombre de brise-glaces actuellement en construction en est une autre. Pas moins de dix nouveaux bateaux sont prévus ou en construction (un politicien russe évoquait même le nombre de trente navires pour les années à venir !). Ils sont répartis en cinq classes ou projets, chacun d'eux ayant une attribution particulière.

Le projet 22220 (LK 60) (3 navires nucléaires)

Les trois très gros navires nucléaires du projet 22200 sont destinés à remplacer les brise-glaces de la classe Arktika (seul Cinquantenaire de la Victoire restera en service puisque lancé en 2007) mais également ceux de la classe Vaygach. Ils opéreront ainsi indistinctement tout au long de la Route du Nord et sur les estuaires des grands fleuves grâce à un système de ballastage modifiant à volonté le tirant d'eau. Leur puissance sera de 60 mégaWatts, la durée de vie prévue de 40 ans. La construction de la première unité, également baptisée Arktika, a débuté le 5 novembre 2013 au chantier Baltiysky Zavod de St Petersbourg (filiale du groupe public United Shipbuilding Corporation). Sa construction devrait durer deux ans, sa livraison est prévue pour décembre 2017. Le coût du navire est estimé à 1 milliard d'euros.

Le projet 22600 (LK 25)

Elle aussi construite par Baltiysky Zavod de St Petersbourg, la première unité de cette série à propulsion classique portera le nom de Viktor Tschernomerdyn (1938-2010, homme politique et ancien Premier ministre de la Fédération de Russie) et coûtera 200 millions d'euros. Sa construction a été entamée le 10 octobre 2012, celle de sa passerelle ayant été sous-traitée au chantier allemand Nordic Yards. Destiné à remplacer des unités des séries Ermak et Kapitan Sorokin, la livraison de ce navire est prévue en 2015.

Le projet 70202

Particulièrement innovant, voici le brise-glace du type ARC 100, à la coque asymétrique et qui « marche en crabe ». Ces particularités lui permettront d'ouvrir dans la glace un chenal particulièrement large pour la navigation des navires et de faciliter les opérations de dépollution éventuelles. Il est construit conjointement par les chantiers Yantar de Kaliningrad et Arctech d'Helsinki.

Le projet MPRSV (2 bateaux de sauvetage)

Le projet MPRSV comporte lui deux bateaux d'une puissance d'environ 7 mégawatts commandés en décembre 2012 et construits par Nordic Yards en Allemagne. Ils seront livrés en 2015 pour être utilisés sur la Route du Nord dont nous avons vu la création du système de surveillance récemment. À ne pas confondre avec le projet MPSV07 (classe « Spasatel ») qui comporte plusieurs brise-glaces de sauvetage. Voir ci-dessous.

La mer Baltique n'est pas oubliée avec le projet 21900M (3 navires). 

Cette évolution du projet 21900 (qui comportait les deux navires Moscou et Saint Petersbourg) compte trois brise-glaces à propulsion Diesel conventionnelle destinés à l'ouverture des routes maritimes hivernales, au sauvetage sous toutes ses formes mais également au transport en mer Baltique. Leur utilisation estivale pourra être faite en Arctique. Leur coût unitaire est estimé à 100 millions d'euros. Les trois livraisons sont prévues pour 2015. La construction de deux navires de cette série est confiée au chantier Vyborg, celle du troisième navire sera assurée conjointement par le chantier russe Vyborg (fourniture des composants) et par le finlandais Artech d'Helsinki (assemblage, finition, essais en mer et livraison).

Les annonces de ces nouvelles constructions appellent plusieurs commentaires. Sur le nombre de navires concernés d'abord : il n'y avait jamais eu auparavant depuis l'ouverture de la Route du Nord autant de projets simultanés de brise-glaces en construction, tous voulus par la puissance publique russe car nous n'avons pas tenu compte ici des éventuels projets des compagnies privées qui feraient construire des brise-glaces pour leur usage exclusif (nous voulons bien sur parler ici des compagnies pétrolières ou gazières travaillant en Arctique). Autre nouveauté, ce sont donc les chantiers russes qui sont principalement en charge de ces constructions neuves. C'est sans surprise que Baltiysky Zavod de St Petersbourg a obtenu la construction des navires nucléaires, le chantier Yantar de Kaliningrad partage celle du très technique projet 70202 avec le spécialiste finlandais. Autre étranger, l'allemand Nordic Yards reçoit les deux bateaux de sauvetage, techniquement avancés eux aussi ainsi que la passerelle du projet 22600. Un troisième chantier russe, Nevsky, avait bénéficié récemment de la série des « Spasatel », brise-glaces de sauvetage. Le temps où les chantiers finlandais construisaient, en pratique, tous les brise-glaces mondiaux semble révolu ; leur bureau d'études reste néanmoins, après restructuration, à la pointe de la technologie dans ce domaine si particulier de la construction navale.

L'actualité du mois de décembre 2013 a été particulièrement riche. Plusieurs événements en rapport avec les brise-glaces se sont déroulés au cours de ce mois :

  • le troisième navire de la série Spasatel (Spasatel Zaborschikov) (projet MPSV07) a été livré le 17 décembre par Nevsky Shipyard. Un quatrième bateau de ce type (Spasatel Demidov) est maintenant prévu dont la construction a été entamée en avril 2013. Le premier (Spasatel Karev) fut livré en octobre 2012, le deuxième (Spasatel Kavdeykin) en juillet 2013. (http://en.portnews.ru/news/172609/).


  • logiquement, d'autres pays renouvellent également leur flotte de brise-glaces. Ainsi, la Finlande a logiquement choisi Artech pour lui fournir un nouveau navire dont la construction devrait débuter à la fin 2014 pour livraison en 2016. 

  • La Norvège a passé commande d'un nouveau brise-glace scientifique qui sera construit en Italie par Fincantieri ! Livré en 2017, il serait utilisé sous le nom de Prince Haakon pour la « collecte de données scientifiques ». Voila qui rappelle certaines croisières récentes effectuées par la flotte russe dans le but de « définir » son espace maritime...
  • plus anecdotique (mais révélatrice d'un changement d'époque) est l'annonce faite par le chantier Baltiysky Zavod (filiale d'un groupe public) qu'il ne pouvait pas construire les deux brise-glaces nucléaires de la série 22220 pour le prix prévu (77,5 milliards de roubles) et qu'il demandait une somme supérieure (86 milliards de roubles). Le commanditaire (en pratique l'état russe) a fait savoir qu'il ne débourserait pas un rouble de plus que prévu et que le contrat pouvait être transféré à un chantier étranger. Fut un temps où les choses ne se passaient pas ainsi à Saint Petersbourg quand Moscou ordonnait...

Enfin, ce blog n'étant pas exclusivement destiné aux brise-glaces, voici quelques clichés d'autres bateaux spécialisés :

Salvamar Alpheratz
Salvamar Alpheratz

Salvamar Canopus

Pico del Teide





Le temps est venu de souhaiter à tous nos lecteurs une excellente année 2014. Nous espérons qu'ils auront toujours autant de plaisir à nous lire que nous à compiler ces informations.

Happy New Year to our readers.

Page Google+ Icebreakers






Voir le livre "Brise-glaces de la Route du Nord et de la mer Baltique"



Commander ce livre

mercredi 2 janvier 2013

Brise-glaces & autres navires spécialisés


 Bonne année 2013 à tous nos lecteurs

Happy New Year to our readers


Liste des brise-glaces du monde entier
USCG Staten Island (Classe Wind) cliché USCG

L'US Coast Guard vient d'avoir l'excellente idée de regrouper sur un seul document la liste des brise-glaces de toute nationalité et de toutes fonctions, publics ou privés. Cette liste peut-être téléchargée à l'adresse suivante : http://www.uscg.mil/hq/cg5/cg552/ice.asp


Navires russes
Parallèlement au projet 22220 du nouveau brise-glace à propulsion nucléaire, la Russie mène le développement du projet 21900M, évolution du projet 21900 qui comptait deux navires (Moscou et Saint Petersbourg). Nous avons déjà évoqué ces navires à plusieurs reprises mais quelques développements nouveaux sont apparus récemment. Il s'agit là de la construction de trois brise-glaces à propulsion Diesel conventionnelle destinés à l'ouverture des routes maritimes hivernales, au sauvetage sous toutes ses formes mais également au transport en mer Baltique. Leur utilisation estivale pourra être faite en Arctique. Leur longueur sera d'environ 117 mètres, leur largeur de 27 mètres pour un déplacement d'environ 10 000 tonnes et une puissance 16 MW. Tous trois sont destinés à l'Agence fédérale de transport maritime et fluvial. Leur coût unitaire est estimé à 100 millions d'euros. Les livraisons sont prévues pour mai, août et octobre 2015.
Vue d'artiste du projet 21900M. Cliché Arctech Helsinki Shipyard

La construction de deux navires de cette série destinés à la compagnie Rosmorport est confiée au chantier Vyborg qui a procédé le 20 août 2012 à la découpe de la première tôle. La pose de la première tôle eut lieu le 17 octobre en présence de Victor Olersky, ministre des transports de la Fédération de Russie qui marque une nouvelle fois l'intérêt du gouvernement russe pour ces navires. Autre preuve de cet intérêt : c'est en avance sur les prévisions qu'est posée le 12 décembre la première tôle du deuxième navire de la série. Elle était initialement prévue pour février 2013. Les choses vont vite. Exactement deux semaines plus tard, le 26 décembre, c'est au au tour du troisième navire de voir sa première tôle posée. Selon un contrat signé le 18 décembre 2012, la construction de ce troisième navire sera assurée conjointement par le chantier russe Vyborg (fourniture des composants) et par le finlandais Artech d'Helsinki (assemblage, finition, essais en mer et livraison). Cette avancée sur le calendrier du programme et ce contrat de sous-traitance sembleraient montrer que les autorités russes sont pressées de prendre livraison de ces nouvelles constructions. En raison de l'ancienneté de certains des brise-glaces utilisés actuellement en Baltique ou pour des travaux jugés urgents sur la route du Nord à laquelle Vladimir Poutine est très attaché ?

Route maritime du Nord
En ce qui concerne cette dernière, le mois de décembre a permis d'apprendre qu'elle serait gérée depuis deux bureaux : celui d'Arkhangelsk (qui devrait ouvrir en janvier 2013) traitant les affaires courantes pratiques et celui de Moscou les affaires administratives. En effet, c'est Arkhangelsk qui semble prendre le pas sur Mourmansk. Le trafic y a augmenté de 20 % alors qu'il diminuait de 10 % à Mourmansk sur les onze premiers mois de l'année 2012. Et Igor Orlov, le gouverneur de la ville portuaire, a décidé d'y développer le tourisme en misant entre autre sur le réaménagement d'anciens sites du complexe militaro-industriel.
 Arkhangelsk au XIXe siècle (cliché Wikimedia)

Le 21 de ce même mois de décembre a été inauguré à Moscou dans les locaux du centre de recherches océanographiques Krylov (qui a participé à la création des nouveaux brise-glaces 21900M) un centre de modélisation et d'étude du comportement des glaces. Les travaux menés concernent le remorquage et l'exploitation off-shore des hydrocarbures en eau glacée. L'entrainement des marins est également au programme de ce simulateur. Le ministre des transports, déjà évoqué plus haut, était présent lors de cette cérémonie...
Cliché Institut Krylov

Les résultats de l'exploitation de cette route pour l'année 2012 montrent qu'elle a été fréquentée par 46 navires (34 en 2011, 4 en 2010) dont 21 faisaient route vers l'est. On retiendra pour l'anecdote le premier transport de gaz naturel sur cette route par le navire-citerne grec Reka Ob (escorté des deux brise-glaces nucléaires Cinquantenaire de la Victoire et Russia) du 9 au 18 novembre à destination du Japon.


Quelques autres navires spécialisés...

Clichés Gilles Barnichon / Agence Adhémar

Depuis la belle ville de Porto, deux clichés datant de juin 2012 :
- le patrouilleur Cacine, entré en service en 1969 : 

-  patrouilleur UAM 650 de la Police Maritime, UAM signifiant "Unité auxiliaire de la marine" :


Finissons avec quelques clichés datant de décembre 2012 montrant Salvamar Canopus du Salvamento Maritimo espagnol, construit en 1983 par Auxiliar Naval del Principado et basé aux Canaries :









samedi 20 octobre 2012

Nouvelles de l'Arctique

Est-ce une impression ou la réalité ? Il semblerait que les articles au sujet de la Route Maritime du Nord se fassent de plus en plus fréquents dans la presse, qu'elle soit russe ou qu'elle provienne d'autres pays, en ligne ou sur papier. Ce qui signifierait que l'actualité ou l'intérêt sur le sujet devienne de plus en plus importants. Faisons le point sur les projets en cours qui ont donné lieu à des publications récentes.

Le développement des infrastructures de la route du nord.
La construction de centres de sauvetage (qui serait dans l'esprit des Cross français) est entamée tout au long de la route. Le nombre de centres opérationnels en 2015 devrait être de dix. Les trois plus importants d'entre eux se trouveront en Sibérie et aux deux extrémités ouest (à Murmansk) et est (à Anadyr) de l'itinéraire. Sept de taille plus réduite seront répartis tout au long de celui-ci (Arkhangelsk, Naryan-Mar qui serait achevé en 2013, Vorkuta, Nadym, Dudinka and Tiksi). Un millier de personnes serait affecté au fonctionnement de ces centres dont la réalisation coûterait environ US$ 31 millions.

Le développement (voire la création) de ports est également à l'ordre du jour. Ainsi Vladimir Ilioukhine, gouverneur de la province du Kamchatka a fait savoir que «  le Kamtchatka est l’endroit idéal pour la construction d’un port à conteneurs... toutes les conditions sont réunies ». Le port de Petropavlosk est effectivement libre de glace toute l'année. A l'entrée de la mer de Bering, il pourrait apparaître comme escale idéale à des navires venant de parcourir la Route du Nord ou s’apprêtant à le faire.

Rappel sur les nouvelles constructions russes. Nous avons déjà évoqué plusieurs fois les différents projets en cours de réalisation. Petit récapitulatif destiné à éviter toute confusion :

- projet 21900M :
Le 17 octobre 2012 a été posée la première tôle du premier navire de la série, la livraison est prévue pour mai 2015 (novembre 2015 pour le second navire de la série dont la construction commencera en 2013). Il s'agit d'un navire multi-fonctions : ouverture de routes, remorquage, sauvetage et même transport de cargaison conteneurisée, tâche nouvelle pour un brise-glace. Zone d'activité : golfe de Finlande.

- projet 22220 : 
La nouvelle série de brise-glaces nucléaires destinés à permettre l'exploitation grandissante de la Route du Nord. La pose de la première tôle est prévue pour novembre 2013

- projet 22600 : 
A propulsion conventionnelle, les navires de cette série doivent également aider au développement de la Route du Nord. Lors de la cérémonie du début de construction, le premier ministre a été parfaitement clair à ce sujet : « Je compte que le navire participera à la résolution des objectifs globaux pour assurer l'activité de la Russie en Arctique, en Antarctique et dans tout l'Océan mondial. La Russie doit avoir la place qu'elle mérite dans ces études parce que n'est non seulement une question scientifique, c'est aussi la question de la présence géopolitique et, cela veut dire, de l'avenir de notre pays. » selon des propos recueillis sur le site La voix de la Russie.

- projet MPSV07 : les navires de sauvetage déjà évoqués.

Activité estivale des brise-glaces
Outre les informations sur les infrastructures, la presse a rapporté plusieurs navigations effectuées par les brise-glaces russes. L'une d'entre elles semble particulièrement révélatrice des préoccupations du moment. La détermination des limites du plateau continental (nécessaires à l'établissement des limites des eaux territoriales russes tant controversées) a fait l'objet de campagnes océanographiques auxquelles participèrent de juillet à septembre deux des brise-glaces que nous connaissons bien : Dikson et Kapitan Dranitsyn. Plus petit, Kapitan Kosolapov (de la classe "Kapitan M Izmaylov" - projet 1105 - lancé en 1976 par les chantiers finlandais de Wartsila) affrété par une compagnie privée participait à des travaux géophysiques en compagnie du Western Trident.

La Chine, avec son importance économique grandissante, n'a pas laissé passer l'occasion de faire parler. Fin septembre le brise-glace scientifique chinois Xue Long, venant d'Islande accostait à Shangaï après avoir mené plusieurs expériences scientifiques. Son retour, par la route du Nord, n'était certes pas une expérience scientifique mais plutôt une expérience… médiatique.


Peut-être un moyen « diplomatique » de faire savoir que la Chine s'intéresse aux richesses arctiques et de rappeler, qu'en ces temps de crise et de dette, elle possède technologie et liquidités à investir. En échange, entre autre, d'un siège d'observateur au Conseil de l'Arctique ?

Et puis il y a cette information « grand public ». « Un évêque russe consacre le pôle Nord » in Ria Novosti.

C'est l'évêque orthodoxe du diocèse de Naryan-Mar qui s'est prêté à la propagande officielle. Après avoir quitté Mourmansk à bord du brise-glace à propulsion nucléaire Rossyia, l'ecclésiastique a déposé au pôle une boite étanche contenant une icône et des reliques de Saint-Nicolas puis a béni le lieu. Mais, aussi anecdotique qu'elle semble, comme la pose d'un drapeau russe sur le fond de l'océan à la verticale du pôle Nord en 2007, cette information ne reflète-t-elle pas, quand on connait l'importance retrouvée de la religion dans la nouvelle civilisation russe, l'importance de l'océan arctique pour la Russie et ce que cette nation est prête à faire pour en obtenir le contrôle ?

En route vers le musée ?
Le deuxième brise-glace soviétique à propulsion nucléaire, Arktika (frère du Rossyia évoqué ci-dessus), mis en service en 1975, fut le premier navire de surface à atteindre le pôle Nord le 17 août 1977. Il fut retiré du service en 2009 et est maintenant en attente de démantèlement. Mais certains s'émeuvent de cette triste fin pour un tel navire et souhaiteraient le voir préservé et transformé en musée à l'instar de Lenine, le premier des brise-glaces nucléaires, retiré du service à la fin des années 80. les ports de Mourmansk et de Saint Petersbourg sont envisagés comme possibles lieu de retraite.

­De 1982 à 1986, le navire porta le nom de Leonid Brezhnev, ancienne gloire éphémère du défunt Parti communiste local. C'est pourquoi circule la petite anecdote (certainement inventée par la suite et rapportée sur le site Arctic Institute) de la conversation radio entre les deux brise-glaces nucléaires : « Lenine à Brejnev, m'entendez-vous ? »... Plaisanterie mise à part, il serait effectivement intéressant qu'un tel navire soit préservé.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Tous clichés DR







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